Deux mois après le sacre… La CAF retire le titre de la CAN au Sénégal et l’offre au Maroc… Le Sénégal menace de saisir le TAS
Dans un séisme sportif sans précédent qui a secoué le continent africain, la commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a annoncé mardi 17 mars 2026 une décision historique : retirer le titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Sénégal pour l’attribuer officiellement à l’équipe nationale marocaine, après avoir accepté l’appel déposé par la Fédération royale marocaine de football concernant les événements de la finale controversée .
Cette décision, qualifiée par les médias sénégalais de “séisme sans précédent” , a conduit à considérer l’équipe sénégalaise comme s’étant retirée du match final qui l’opposait au Maroc en février dernier, et à comptabiliser le résultat 3-0 en faveur du pays hôte. Le Maroc devient ainsi officiellement champion continental sur le papier après avoir perdu sur le terrain 1-0 après prolongation . Mais la question qui se pose avec acuité est : quelle sera la suite après cette décision ? Le Sénégal saisira-t-il le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour récupérer son titre ?
Les détails de l’incident : 14 minutes qui ont ébranlé le trône du football africain
L’affaire remonte aux dernières minutes du temps réglementaire de la finale disputée au complexe sportif Moulay Abdallah de Rabat, lorsque l’arbitre a accordé un penalty au Maroc après recours à l’assistance vidéo (VAR), suite à une chute de la star Ibrahim Diaz dans la surface de réparation .
Cette décision a déclenché la colère du staff technique et des joueurs sénégalais, qui ont estimé que le contact n’était pas suffisant pour une faute. Dans une scène inédite dans l’histoire du tournoi, l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw a ordonné à ses joueurs de quitter le terrain en signe de protestation, laissant le stade vide pendant 14 à 20 minutes, sous les yeux médusés du public et des téléspectateurs.
C’est alors qu’est intervenu le rôle historique du capitaine légendaire Sadio Mané, qui a refusé de quitter le terrain avec ses coéquipiers et a entrepris de les convaincre de revenir pour terminer le match. Mané a expliqué plus tard ses motivations : “Quand ils ont décidé de sortir et de ne pas continuer le match, je suis resté sur le terrain et j’ai demandé à certains joueurs : qu’en pensez-vous ? Est-ce une bonne idée ou pas ? Puis j’ai décidé d’aller les ramener tous sur le terrain. Je pense que c’est la meilleure chose à faire. Parce que ce n’est que du football, et je pense que l’arbitre peut parfois faire des erreurs. Les gens du monde entier regardent le match. Ce qui compte, c’est le respect du jeu”.
Les joueurs sont finalement revenus, Diaz a raté son penalty d’une panenka ratée que le gardien Mendy a arrêtée, puis Pape Gueye a marqué le but de la victoire pour le Sénégal dans les prolongations, déclenchant les célébrations à Dakar et laissant Rabat dans la tristesse.
La décision officielle : 3-0 pour le Maroc… et référence explicite aux articles 82 et 84
Après deux mois complets de controverses et d’appels, la commission d’appel de la CAF a rendu sa décision finale, stipulant :
“La commission d’appel de la Confédération africaine de football, en application de l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, a décidé de considérer l’équipe sénégalaise comme perdante par forfait lors du match final de la CAN Maroc 2025, avec l’adoption du résultat (3-0) en faveur de la Fédération royale marocaine de football”.
La décision s’appuie sur le fait que “le comportement de l’équipe sénégalaise relève des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations”. L’article 82 stipule précisément : “Si une équipe refuse de jouer un match ou quitte le terrain avant la fin du match sans l’autorisation de l’arbitre, le match sera considéré comme perdu par forfait”.
La commission a également annulé la décision précédente de la commission de discipline et accepté l’appel de la Fédération royale marocaine tant sur la forme que sur le fond. Elle a confirmé que la Fédération sénégalaise de football, par le comportement de son équipe, a violé l’article 82 du règlement.
Sanctions financières et allégement partiel
La Fédération marocaine n’a pas échappé aux sanctions financières, la commission d’appel ayant rejeté le recours concernant “l’interférence dans l’environnement de la salle de révision VAR” et confirmé l’amende de 100 000 dollars à ce sujet, après que des responsables aient été harcelés lors de l’examen des décisions.
En revanche, le recours a été partiellement accepté concernant l’incident des ramasseurs de balles, avec une réduction de l’amende à 50 000 dollars. L’amende infligée pour l’utilisation de lasers par le public a également été réduite à 10 000 dollars. La sanction contre le joueur marocain Ismaïl Saibari a été modifiée en suspension de deux matches avec annulation de l’amende de 100 000 dollars.
Réactions et choc au Sénégal : “Quelle absurdité ?”
La décision a été accueillie avec une immense stupéfaction dans les milieux sportifs sénégalais, les médias locaux la qualifiant de “séisme sans précédent” et de “choc retentissant”. Le site sénégalais “wiwsport” a rapporté un commentaire cinglant : “Deux mois exactement après la victoire du Sénégal à la CAN sur le terrain, le titre lui a été retiré pour des raisons bureaucratiques”.
Sur les réseaux sociaux, le public africain a vivement réagi. Un commentateur a écrit : “Quelle absurdité ? L’article 84”. Un autre a déclaré : “Sadio Mané est le champion d’Afrique aux yeux du monde entier”. Un troisième a commenté : “C’est absurde, le Sénégal est le champion pour tout le monde. Peu importe ce qu’ils disent”. D’autres ont estimé que la décision était purement légale, un commentateur notant : “Ce sont les règles, et si la CAF enfreint les règles, elle recevra de lourdes sanctions de la FIFA, car l’équipe sénégalaise s’est complètement retirée et l’arbitre aurait dû mettre fin au match”.
Au Maroc, nombreux sont ceux qui ont accueilli favorablement la décision, y voyant une rectification d’une injustice subie par l’équipe nationale. Un commentateur a écrit : “La vérité a éclaté et le mensonge a disparu. C’eût été une véritable injustice si la CAF n’avait pas rendu justice à l’équipe marocaine qui a subi le chantage de l’équipe sénégalaise”.
Le Sénégal saisira-t-il le TAS ? La question cruciale
Avec cette décision, la question la plus pressante est : le Sénégal saisira-t-il le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour faire appel et récupérer son titre ?
Les premiers indicateurs suggèrent que cette option est sérieusement envisagée. La décision émane de la commission d’appel de la CAF, la plus haute instance judiciaire de la confédération africaine, mais elle reste susceptible de recours devant le TAS conformément aux règlements de la FIFA et de la CAF.
Scénarios possibles pour la suite de l’affaire :
Scénario 1 : Saisine du TAS – C’est le plus probable compte tenu du choc immense au Sénégal. Le Sénégal dispose d’arguments juridiques potentiels, notamment que le match a repris après le retrait temporaire, s’est terminé normalement, et que le Sénégal a été sacré sur le terrain devant le public et les officiels. Il peut également arguer que la décision de la commission d’appel est intervenue deux mois après la fin du tournoi, soulevant la question de la stabilité juridique des compétitions.
Scénario 2 : Acceptation de la décision – Le Sénégal pourrait préférer ne pas s’engager dans une longue bataille juridique qui pourrait durer des mois, d’autant que la décision s’appuie sur des textes clairs (articles 82 et 84) concernant le retrait du terrain, une infraction explicite selon les règlements de la CAF.
Scénario 3 : Solutions de compromis – La CAF ou la FIFA pourraient chercher à apaiser les tensions par des solutions de compromis, comme maintenir le titre au Maroc avec une distinction spéciale pour le Sénégal, ou organiser un match de barrage symbolique, mais ce scénario semble improbable vu la sensibilité de la décision et son impact sur l’histoire des compétitions.
Les commentaires des lecteurs sur les sites d’information reflètent ce débat. Un commentateur a écrit : “Décision logique… Le Sénégal saisira le TAS… et le TAS appliquera la loi selon les articles 82 et 84 et confirmera la décision”. Un autre s’est interrogé : “Y aura-t-il une guerre entre les deux pays à cause de ce football ? Ou le Sénégal saisira-t-il la CAF ?”
Que signifie cette décision pour le Maroc ?
Officiellement, le Maroc ajoute un titre continental à son palmarès, des années après son unique sacre en 1976. Cela renforce la position du football marocain qui a considérablement évolué ces dernières années, notamment après l’exploit historique du Mondial 2022 au Qatar.
Mais cette décision place le Maroc dans une position délicate : un sacré sur le papier diffère d’un sacre sur le terrain. De nombreux observateurs estiment que le Maroc cherchait surtout à “rétablir l’honneur moral” après ce que certains ont qualifié de “chantage” subi lors de la finale. Un commentateur marocain a écrit : “En clair, Lekjaa a dit à Motsepe : c’est moi ou le Sénégal, on va mettre le feu. L’important n’est pas le titre mais le rétablissement de l’honneur moral du Maroc après le chantage du Sénégal”.
La décision a également des implications organisationnelles : les archives du tournoi seront réécrites et l’équipe marocaine sera officiellement sacrée lors d’une cérémonie que la CAF pourrait organiser ultérieurement. Mais l’image mentale auprès du public africain et mondial reste primordiale : des millions de personnes ont vu le Sénégal soulever le trophée à Rabat, et cette image restera gravée dans les mémoires indépendamment des décisions juridiques.
Conclusion : Un nouveau chapitre dans une histoire inachevée
La décision de la CAF de retirer le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc ouvre un nouveau chapitre dans l’une des histoires les plus palpitantes de la CAN. Alors que la décision s’appuie sur des textes juridiques clairs concernant le retrait de l’équipe sénégalaise du terrain, le Sénégal reste convaincu d’avoir gagné sur le terrain devant le monde entier.
Les regards se tournent désormais vers Dakar, où la Fédération sénégalaise de football devrait annoncer sa position officielle dans les prochaines heures, avec de fortes conjectures sur un appel devant le TAS. En attendant, la question reste ouverte : assistera-t-on à une longue bataille juridique qui rebattra les cartes, ou ce dossier sera-t-il définitivement clos avec le Maroc comme champion officiel et le Sénégal comme champion dans le cœur de ses supporters ?
Une chose est sûre : le football africain est entré dans une nouvelle ère de rigueur juridique, et les décisions futures seront regardées avec un œil différent après ce “séisme sans précédent” qui a secoué le continent.

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